Si tu débutes et que tu es encore en JPEG, ce cours est pour toi. Le RAW est le format que tous les photographes pros utilisent. Une fois compris, tu ne reviendras pas en arrière.
RAW vs JPEG : la différence

Quand tu prends une photo, le capteur enregistre des données brutes. Deux possibilités :
- JPEG : le boîtier traite l'image en interne (contraste, netteté, saturation), compresse, et te donne un fichier prêt à partager. Léger, universel, mais une grande partie de la donnée est jetée.
- RAW : le boîtier te donne les données du capteur, sans traitement, sans compression destructive. Fichier plus lourd, illisible directement, mais contient toute l'information.
Imagine le JPEG comme une photo développée et tirée par le labo, avec leurs choix. Le RAW, c'est le négatif : tu choisis comment développer.
Pourquoi shooter en RAW
1. Récupération des hautes lumières et ombres

Une photo cramée en JPEG est foutue. En RAW, tu peux souvent récupérer 1 à 3 stops dans les hautes lumières — ce qui sauve plein de prises de vue contrastées.
2. Balance des blancs modifiable sans perte
Tu as oublié de régler la balance des blancs ? En JPEG, retoucher fait perdre de la qualité. En RAW, tu choisis la BdB après coup, comme si tu l'avais réglée à la prise.
3. Contraste, exposition, couleurs ajustables
Tous les paramètres de développement sont modifiables sans dégrader. Tu peux pousser les ombres, baisser les hautes lumières, désaturer une couleur précise, sans que ça pixelise ou se mette à "banding".
4. Réduction de bruit avancée
Les algos modernes (Lightroom, DxO PureRAW, Topaz) bossent à partir des données brutes. Résultat bien meilleur qu'à partir d'un JPEG déjà traité.
Les inconvénients

- Fichiers lourds : 25-50 Mo par photo selon le boîtier (vs 5-10 Mo en JPEG). Cartes mémoire et stockage gonflent vite.
- Pas affichable directement : un JPEG s'ouvre partout. Un RAW (.CR2, .NEF, .ARW…) nécessite Lightroom, Capture One ou équivalent.
- Étape de post-traitement obligatoire : tu ne peux pas "sortir" un RAW tel quel. Il faut le développer, même rapidement.
- Rafales plus courtes : le buffer du boîtier sature plus vite en RAW qu'en JPEG.
Workflow RAW basique

- Régler le boîtier en RAW (ou RAW + JPEG si tu veux les deux).
- Importer dans Lightroom (ou Capture One, DxO, équivalent).
- Développer : balance des blancs → exposition globale → hautes lumières/ombres → contraste/blancs/noirs → couleurs.
- Exporter en JPEG pour partager (web, impression, client).
Le RAW reste comme "négatif" — tu peux toujours retraiter plus tard avec d'autres choix. Le JPEG exporté est juste une copie pour usage immédiat.
Quand JPEG suffit
Le JPEG reste utile dans 2 cas :
- Tu veux partager direct sans post-traitement (sport amateur, événement à live-tweeter).
- Tu fais beaucoup de rafales (sport pro, animalier) et tu veux maximiser le buffer.
Pour tout le reste — portrait, paysage, voyage, contenu réseaux soigné, contenu pro — c'est RAW, sans hésiter.
Quiz : as-tu bien compris ?
3 questions rapides pour vérifier que tout est clair.
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